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13 Jan

Histoire de la psychomotricité.

Publié par Déthéines  - Catégories :  #Quelques notions...

Histoire de la psychomotricité.
  • Les Inuits (esquimos)

Pour chaque Inuit, la représentation du corps passe par l'univers et inversément. Pour faire clairement, c'est une vision holiste et de cosmoscentrèse de la personne en interaction avec son milieu, comme une tendance inée à se développer dans un environnement. Cette civilisation met en évidence une structuration réciproque etre les personnes et son milieu, suivant une vision systèmique car actuellement, il y a une tendance active volontaire de structurer la personne, plutôt que d'accepter son développement libre, autonome et responsable. Donc il y a rejet du structure - fonctionnalisme. Une vision écologique systémique postmoderne, nous éloigne de la société mais met la personne dans un univers plus global, centré sur lui même, avec une importance du facteur humain et des phénomènes sociaux dans la formation de cette personne.

  • Les arbres creux de Peter Pan

Métaphore spectaculaire sur le traumatisme vécu à la naissance par le bébé lui même, lancé de main en main, de thérapeutes à thérapeutes, de la naissance à la maternité, de la scolarité à la vie quotidienne. Selon Winnicott, un nouveau né posséde une tendance inée à se développer, devenir une personne totale, mais pour que cette tendance s'exprime il est nécessaire que l'environnement dans lequel le nouveau né évolue, grandit et se développe, se montre convenable de son point de vue.

Les bébes ne sont pas des adultes inachevés, ils sont capable de changer, d'apprendre. Ils cherchent à s'exprimer dans un premier temps grâce à leurs corps, leurs actes, leurs interactions, ils sont en "e mouvance" puis à l'aide du langage, génétiquement transmis, archétype de l'être humain.

Aujourd'hui, à l'êre cybernétique, les ados n'ont plus confiances aux adultes pour trouver des solutions, mais face à leur désenchantement du monde, ils trouvent par le regroupement, le réconfort et les solutions. On ne choisi pas notre époque !

  • Socrate

Philosophie centré uniquement sur l'être humain. Pour lui le corps doit être embelli, surveillé car il reflète l'âme.

"Connais toi, toi même"

  • Aristote

"Les forces du corps prédestinent certains hommes à être esclaves...il y a dans l'espèce humaine des personnes aussi inférieures... l'emploi des forces corporelles est le meilleur parti qu'on puisse en tirer... sont destiner par la nature elle même à l'esclavage, puisqu'il n'y a rien de meilleur pour eux qu'obéir "

Selon lui, le corps est rationnel et est objet d'étude scientifiques, les mouvements sont inséparables du corps. L'âme, immortelle étant l'organisatrice du corps.La psychomotricité est essentielle et prévalente de l'activité intellectuelle. Il trouvait que la femme avait de grandes faiblesses physiques qui l'empécher de s'élever à la compréhension divine. Il crée le terme de métaphysiques.

Aristote met en avant la notion de nature, d'essence d'une chose. L'intelligence ne peut être assimilée ni expliquée par le corps matériel, en contradiction avec Platon.

  • Platon

Logos est le centre du savoir, de la raison. "L'âme est clouée au corps". Selon lui, l'immortalité de l'âme se construits suivant 3 régions ; la téte (raison), le torsqe (courage) et le ventre (désir). "L'oeil sert de miroir de l'âme". La conception des formes éternelles repose sur des substances distinctes et immatérielles dont les objets que nous percevront sont des ombres, des idées universels. Platon est un précurseur du dualisme.

  • Grèce Antique

Le soma désigne le corps en absence de vie tandis que le psyché représente l'âme càd tous les traits du corps.

De l'épopée homérique à Platon : On enterrait les cadavres pour permettre la séparation de l'âme au corps afin qu'elle puisse se regénérer dans un autre corps. L'âme et l'esprit ne s'opposent pas, elles sont une totalité visible, portée par une énergie vitale qui est regénérée par le repos.

Les sentiments et les émotions se confondent avec les organes. Le corps, mortel, doit être démontre la beauté de l'âme,immortelle, il faut donc le cultiver, l'embellir grâce au sport et à une bonne alimentation.

Dans la grèce classique de Periclés, l'importance était mis sur l'hygiène, la gym, la médecine et l'alimentation. Les femmes étaient aux foyers. Les citoyens libres méprisaient le travail manuel, ils entretiennaient leurs corps.

Les Métèques pouvaient se marier, fréquenter les gymnases mais ne pouvaient avoir de possessions, leurs vies et leurs corps ne valaient rien. Les esclaves étaient destinés à employer leurs forces motrices et n'avaient que cette capacité. Ils n'avaient aucuns droits.

Les connaissances anatomiques du corps étaient limitées mais l'observation du corps en mouvement était fréquent. Les représentations corporelles se fessaient à travers la peinture et la sculpture.

A cette époque, Hippocrate met en place un serment médicale et des examens médicaux basés sur la toucher.

Les dieux représentaient l'idéal beauté du corps humain.

Les défunts étaient considérés comme impur, on pratiquait , lors des rites de la mort, une purification personnelle. Ainsi lors des maladies, pressages des Dieux, on exécutait des bains purificateurs.

Le culte du corps dans la littérature s'interessait étroitement sur le corps masculin, c'est au VIe siècle approximativement, que l'on commence à écrire sur le corps féminin.

  • Au Moyen âge

Elément fondamentale de notre identité collective construit sur le christianisme et ainsi le corps glorifié et réprimé de Jesus. L'humanité chrétienne repose sur le péché originel. Les ordres sont définis par leur rapport au corps par exemple, ceux qui prient sont sains, sans aucunes manipulations de leur part, mais les travailleurs labourent, ils sont sales. Les combattant, sont eux embellis par leurs prouesses physiques.

La sexualité est contrôlée car souvent comparée à un péché. A cette époque, il y a un renoncement au plaisir, une lutte contre les tentations, un mépris corporel, un renoncement à l'hygiène alimentaire et des mortifications corporelles volontaires, évidemment dûs au Christianisme.

Au IVe siècle, le corps est donc le siège des tourments liés à l'amour, le plaisir corporel est un péché. Le corps est donc perméable; malade il est poreux, et ne doit être touché, ils sont possédés ou punit des Dieux, leurs seules guérisons reposent sur les prières et les pérélinages thérapeutiques.

Le corps et l'âme sont toujours indissociable, mortelle et immortelle, mais leur embellissement physiques disparait avec le sport et les thermes.

Au XIIIe siècle, l'inquisition apparait avec les tortures légitimées; le bûcher représente la disparition de l'âme et du corps. Au XIVe siècle, il y a plutôt une préférence de repeupler la terre plutôt que le ciel et les valeurs soient neutralisés.

La représentation du corps d'Aristote restera inscrit jusqu'à la renaissance.

  • La Renaissance

L'omniprésence de l'église est imposante, elle s'inscrit jusque dans les autorités politiques. La dissection est interdit et les recherches ne peuvent qu'illustrer les textes anciens et non établir de nouvelles connaissances, ou théories. L'église impose ainsi de nombreuse régles dans le domaines des sciences, ce qui va entrainer des moqueries à son égard. Les théories scientifiques vont donc fleurir sur base de démarches de critères et d'observations.

L'un des plus grands scientifiques étant Léonard de Vinci. Il pose les bases de l'anatomie topographique, du fonctionnement des organes vitaux comme le coeur, il réalise les courbes et les plans de différentes positions corporelles (homme de Vitruve). Léonard joue avec la communication non verbal, les ressentis, la recherche de la nature et la perfection des repésentations. Pour lui, les tendons étaient l'élément de communication entre les ordres de l'âme sur le corps; le mouvement a deux natures, une spirituel (action de la pensée) et matériel (action corporel), l'oeil est la fenètre de l'âme.

Les représentations picturales se multiplient aussi surtout dans l'utilisation de la perspective et des proportions idéales du corps. Il y a une affirmation de la nudité. Les représentations sont variées et ne se limitent pas aux images religieuses et traditionnelles, elles se consacrent aux représentations du monde et à l'imagination.

Vésale est le père fondateur de l'anatomie moderne, selon lui, le lieu de savoir est la table de dissection, il faut toucher le corps, expérimenter et non lire.

Il y a donc une révolution dans la médecine, les arts et la littérature. Dans cette dernière, il y a une volonté de trouver de nouvelles voies de recherches humaniste. Ainsi même Rabelais, allie son art avec la science et le corps; il fait un étude de la façon de vivre et d'utiliser son corps à travers l'exercice physique, l'alimentation et l'hygiène. Pour parfaire le savoir intellectuel et les techniques, voyager est primordial.

  • Le dualisme

Descartes (1596 1650) exprime que les phénomènes mentaux possédent des caractéristiques qui sortent du champ de la physiques. Le corps est un vécu immédiat, l'extériorisation de la pensée. Cogito étant l'espace mesurable, l'esprit qui se distingue de ses perceptions et des sensations en tant qu'elles affectent. L'esprit est une substance immatérielle, assimilée à la conscience. Descarte pose ce courant sur les bases de Platon et d'Aristote. Il envisage que l'esprit intéragit avec le corps à travers une glande pinéale, au centre du cerveau.

Mesner établit un magnétisme animal et Galvini décrit le phénomène de signal électrique nerveux et ainsi de potentiel d'action.

Pour Diderot (1713 1784), la faculté de l'âme se relient à une qualité corporel, il y a un lien entre l'art, l'esthétique et la physiologie.

Le néoplatonisme installe la notion du christianisme, les formes étant l'âme et le corps, les ombres, copies des phénomènes éternels; leurs intéractions demande l'intervention divine.

Spinoza tant qu'à lui, était contre le dualisme, installe la théorie d'interaction psychophysique, par la correspondance de deux substances, sans aucunes déterminations de l'une sur l'autre. Kant dénonce les discours de Descartes et la raison cartésienne par une union de l'âme et du corps qui synthétisent les représentations du sens interne et externe. Il renonce à la psychologie scientifiques.

  • XXe siècle

On y retrouve un bouleversement des idées; de Darwin, du corps comme machine automates, le triomphe de la pensée symbolique, mais aussi l'apparition d'instrument performant.

Le corps est pour Nietzsche (1844 1900) une pensée surprenante, explicite, et la conscience est le langage chiffré du corps. Il critique ainsi le dualisme. Henri Louis Bergson met en place le mécanisme de la mémoire, synthèse du passé et du présent, pour résoudre le problème de l'union de l'âme et du corps.

Husserl met en place la phénoménologie dont la conscience est conscience de quelque chose, la réalité de l'âme est donc fondée sur la matière corporel. Merleau Ponty, lui aussi phénoménologie de la perception, met en avant le corps comme point de rencontre de toutes les expèriences et découvertes. La perception est alors définie comme l'acte de l'incarnation de l'esprit et le prolongement de soi même.

  • Jean Boulch (1971)

Met en place une approche holistique, humaniste, éducative, rééducative ou thérapeutique de la motricité. Sa pédagogie est centrée sur les besoins de la personne, son développement, son épanouissement, son autonomie, ses ressentis, sur la connaissance et l'acceptation de soi. Selon lui, le mouvement est essentiel, un besoin, une dimension du comportement, un aspect intégré dans la personnalité en lien avec la communauté et l'environnement, ce serait l'unification de l'être. Le mouvement possède un modéle relationnel, pédagogique et de communication avec autrui, qui aboutit à l'unification de l'être corporel, intelectuel et sensible.

C'est le courant psychocinétique ; le mouvement humain est appliquée au développement global de la personne, l'accent étant mis sur le relationnel et l'émotionnel. Il favorise le développement des fonctions perceptives et motrices.

Il innove en disant non à la suprématie du dualisme et mécanique. Boulch s'oppose donc à une pédagogie didactique centrée sur les activités et le rendement moteur d'une personne. Il instaure ainsi le concept de la psychomotricité.

  • Notions théoriques
  • Une théorie est un ensemble d'idées organisées appliqué à un domaine particulier.

  • Une pensée est une activité psychique, faculté ayant pour objet la connaissance.

  • Une science est un ensemble de connaissances ayant pour objet l'étude des faits et des relations vérifiables.

  • La kinanthropologie est l'étude des pédagogies, des rééducations et des thérapies à médiation corporel.

  • Epistémé est l'ensemble des connaissances réglées, propres à un groupe social, à une époque.

  • Un concept est une idée générale, une représentation abstraite d'un objet ayant des caractéristiques communs.

  • Corpus est la partie matérielle d'un être animé, doté de mouvement, assurant ses fonctions vitales.

  • La métaphysique est la recherche rationnelle ayant pour objet la connaissance de l'être, des causes, de l'univers et des principes de l'être.

  • L'hylémorphisme est tout être composé de manière indissociable d'une matière ou d'une forme.

  • Le terme entéléchie désigne que le corps ne peut exister sans âme et ce qui définit la vie est le mouvement de l'âme donné au corps.

  • La psychosomatique désigne l'âme, biais de représentation corporel, correspond directement entre les affections du corps et les idées de l'âme.

  • La phénoménologie est la philosophie qui consiste à comprendre l'essence des choses par la conscience.

  • Psychomotricité

Doit être inductive et réciproque entre le monde extérieure et le corps propre de la personne, pour permettre de mieux cerner l'être humain et ses besoins. Ce dernier étant le véritable acteur de la relation psychomotrice basée sur une mise à jour importante des méthodologies.

Ainsi, il est mis en place le champ du savoir sur le corps, sur base de 3 modèles : psycho physique neurologique, étude du cerveau et de l'intelligence, la psychanalyse, étude du point de vue corporel et de l'image corporel, et la phénoménologie étant l'étude du "corps propre" et des éprouvés corporels en relation avec autrui et le monde.

La psychomotricité est donc la façon multiples de voir le corps permet l'identification de constituants de l'unité de l'homme dans le monde grâce à différentes facettes.

Elle est ouverte au monde, engagé directement dans le processus évolutif de la vie, elle est donc vivante.

Histoire de la psychomotricité.

Le rire dilate l'esprit

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