Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 Jan

ConteS ..

Publié par Déthéines  - Catégories :  #Ce soir ..

ConteS ..

Le Soleil et la Lune

Le Soleil dit un jour à la Lune :

" Ma chère amie, nous avons beaucoup trop d'enfants qui nous causent bien du tourment, mangeons - les.

- Je suis de votre vais, répondit la Lune, mais ce serait trop horrible de manger ses propres enfants. Envoyez-moi chaque jour un des vôtres, et je vous ferai servir, en retour un des miens "

Le Soleil accepta et la Lune reçut dès le lendemain un des fils de son ami. Elle n'y toucha pas, mais l'arrosant d'une nouvelle sauce, le renvoya au Soleil qui, sans se méfier et croyant qu'il s'agissait d'un enfant de la Lune, le mangea. Ainsi firent ils tous les jours... Et le Soleil perdit tous ses enfants. La Lune, par contre, conserva tous les siens. C'est pourquoi on peut voir, le jour, le Soleil, seul au firmament tandis que la Lune, la nuit, est entourée de sa nombreuse progéniture d'étoiles.

Lorsque le Soleil comprit la trahison de son amie, il s'élança furieux après elle et la poursuite continue encore de nos jours. Parfois, il arrive que le Soleil rattrape la vieille coquine de Lune et commence à la dévorer. Alors les villageois, effrayés à l'idée que le Soleil reussisse à accomplir sa vengeance et quitte le monde des hommes, le privant ainsi de sa chaleur et de sa lumière, crient en frappant sur des calebasses : "lache la, lache la ". Et le Soleil, impressionné par le bruit, renonce, mais pour un temps seulement, à sa vengeance.

ConteS ..

Pandore

Lorsque Zeus créa le monde, seuls les hommes peuplaient la Terre. Ils étaient protégés par Prométhée, un titan farouchement opposé au pouvoir suprême du père des dieux. Dans la guerre qui opposait Zeus aux Titans, le rusé Prométhée à dérober le feu aux divinités de l'Olympe et le donna aussitôt aux hommes. C'est ainsi qu'il subit le terrible châtiment qui l'enchainait au Caucase.

Mais Zeus ne pouvait en rester là et voulut se venger des êtres humains en leur offrant le plus bel objet de leur désir, afin de leur inspirer passions et tourments. Il créa la première femme, aussi fascinante que capricieuse.

Pandore, c'était son nom, dut façonnée à partir de l'argile. Zeus dut demander à Héphaistos de l'aider, et ils mirent au jour la créature la plus parfaite au monde. Ainsi, après des jours et des jours de labeur, les dieux, impatients, se pressèrent pour admirer enfin la ravissante jeune femme. Zeus avait intimé l'ordre à Athèna de lui insuffler la vie et Pandore s'anima, gracieuse et sublime.

Mais elle ne pouvait se présenter ainsi aux hommes et la déesse dut dissimiler sa nudité sous un voile vermeil et étincelant, alors qu'Aphrodite la parait de somptueuse atours et donnait à ses traits le privilége de la beauté, auquel un être ne saurait résister. Tous les dieux ajoutèrent à la nouvelle égérie un de leurs agréments pour atteindre la perfection. Ainsi douée de tous les talents, elle excellait aussi dans l'art du mensonge, telle que l'avait voulu Hermès.

Zeus n'était que trop fier de son admirable créature dont la tendresse n'avait pas dégal et il décida de la présenter à l'homme. Or, Prométhée avait un frère, Epiméthée, connu pour être quelque peu déraisonnable. Zeus décida de lui offrir la main de la douce Pandire. A sa vue, Epiméthée fut aussitôt envouté par le charme de cette créature. Un sentiment jusque là inconnu l'étreignit. L'éclat du regard de la jeune femme suffissait à inspirer la passion et l'émerveillement. Elle était si somptueuse qu'il en oublia la promesse faite à son frère : il avait fait le serment à la promesse de ne jamais accepter de présents provenant de Zeus. Mais il avait été foudroyé par l'amour et aurait donné sa vie pour passer le restant de ses jours auprès de la belle Pandore qu'il gardait alors jalousement près de lui, loin des regards envieux des autres hommes, s'évertuant à satisfaire le moindre de ses désirs.

Avant d'envoyer Pandore sur Terre, les dieux lui avaient remis une boite, sans lui dire ce qu'elle contenait, et ils lui ordonnérent de ne jamais l'ouvrir. Aux côtés de son époux, Pandore jouissait de la vie et savourait son bonheur. Elle avait dissimulé la cassette des dieux, mais ses regards intriguès se portaient souvent sur elle, et comme celle ci n'avait pas de serrure, il lui était difficile de réprimer son désir de connaitre son contenu. Elle passait et repassait devant le coffret das oser y porter la main, attirée par le souvenir de l'interdiction formelle des dieux. Un jour, n'y tenant plus, elle s'approcha irrésistiblement de la boite et pisuée par une trop vive curiosité, Pandore sentit grincer le délicat objet sous sa main.

A peine eut elle entrouver la mystérieuse boite que tous les maux de l'humanité qu'elle renfermait s'échappèrent. Ainsi la guerre, la maladie, le vice, la vieilesse la perfitude, la misère et tant d'autres fléaux encore se répandit. Figée par l'éffroi, consciente de son impardonnable faute, Pandore se décida à refermer le funeste coffret, mais en vain, car tout s'était envolé... Tous, à l'exception de l'éspérance qui s'éveillait lentement d'un le fo d'une boite, fragile.

Ainsi l'espèrance peut être perçue comme un térrible mal, plus actrice tourment que l'homme garde au fond de lui même. Pour certains, au contraire, il suggère que l'homme, lorsqu'il se voit frappé par le malheur ne doit jamais perdre l'espoir...

Commenter cet article

À propos

Extrait vitalisant, au parfum ressourçant & pétillant